Allez-vous utiliser l'outil, ou le revendre ?
La plupart des comparatifs supposent que l'agence s'en sert pour elle-même : trouver des clients, suivre ses devis, facturer. Dans ce cas, les critères sont ceux d'une PME. Ce guide part de l'autre usage : vous équipez vos clients, sous votre nom, et vous facturez ce service.
Ce choix change la grille. Un détail d'interface passe au second plan. Le nom affiché, la marge, le cloisonnement et la sortie passent au premier, parce que c'est votre relation client qui est en jeu, et pas seulement votre confort.
Que recouvre vraiment la « marque blanche » ?
Le mot couvre des réalités très différentes. Chez certains éditeurs, c'est un logo dans un coin. Chez d'autres, c'est une adresse, des e-mails, des écrans et des documents où le nom de l'éditeur n'apparaît nulle part.
Demandez une réponse par oui ou par non pour chaque élément. Une réponse du genre « en partie » veut dire qu'un de vos clients finira par voir le nom d'un autre.
Les éléments à faire confirmer un par un
- L'adresse de connexion, sur votre propre sous-domaine.
- L'écran de connexion, avec votre logo et vos couleurs.
- Les e-mails envoyés par la plateformeinvitations, alertes, réinitialisation du mot de passe.
- Les devis, factures et documents générés.
- L'aide en ligne et les messages d'erreur, souvent oubliés.
Sans commission : qu'est-ce que ça change à votre marge ?
Avec un modèle à commission, l'éditeur prélève un pourcentage sur ce que vous facturez à vos clients. Plus vous vendez, plus vous lui reversez. Votre marge baisse justement quand votre offre marche.
Sans commission sur le chiffre d'affaires, le prix de revente reste entre vos mains. Vous payez la plateforme, vous fixez votre tarif, la différence est à vous. C'est ce que propose Alianci pour la revente en marque blanche. Faites quand même préciser par écrit ce que « sans commission » exclut : frais d'activation par client, surcoût par compte revendu, part prélevée sur les volumes. Une commission peut changer de nom sans changer de nature.
Une commission peut changer de nom sans changer de nature.
Comment se met en place le sous-domaine à votre nom ?
Vos clients se connectent à une adresse du type app.votreagence.fr, pas à celle de l'éditeur. Pour cela, vous ajoutez un enregistrement DNS chez le gestionnaire de votre nom de domaine, qui fait pointer ce sous-domaine vers la plateforme. Chez Alianci, cet enregistrement prend une quinzaine de minutes.
Avant de signer, demandez qui gère le certificat de sécurité du sous-domaine et ce qui se passe s'il expire. Si l'écran de connexion de votre client affiche une alerte de sécurité, c'est votre nom qui en pâtit, pas celui de l'éditeur.
Que voit votre client, et que ne doit-il jamais voir ?
Votre client voit son compte : ses contacts, ses campagnes, ses devis. Il ne doit voir ni les autres clients de l'agence, ni vos propres prospects, ni vos tarifs d'achat.
Testez-le concrètement. Ouvrez deux comptes fictifs, connectez-vous avec chacun et cherchez la moindre trace de l'autre : dans la recherche, dans les listes importées, dans les modèles partagés. Les fuites viennent rarement des données principales. Elles viennent des modèles et des listes qu'on a partagés « pour gagner du temps ».
Plusieurs comptes clients dans une seule interface : quoi tester ?
Le gain annoncé, c'est de passer d'un client à l'autre sans changer d'outil ni de mot de passe. Comptez les clics nécessaires pour basculer, et regardez si l'interface indique en permanence dans quel compte vous êtes. L'erreur classique en agence, c'est une campagne programmée dans le mauvais compte, et partie au nom du mauvais client. Un bandeau qui affiche le compte actif en permanence vaut plus qu'une jolie page d'accueil.
Regardez aussi les droits. Un chargé de compte doit pouvoir travailler sur ses clients sans accéder à ceux d'un collègue. Et votre client doit pouvoir inviter son équipe sans passer par vous.
Un bandeau qui affiche le compte actif en permanence vaut plus qu'une jolie page d'accueil.
Les modules partagent-ils vraiment les mêmes données ?
Dans une pile d'outils, le contact saisi dans le CRM est retapé dans l'outil d'e-mailing, puis dans le logiciel de facturation. Pour vos clients, chaque ressaisie est une occasion de se tromper, et une raison de vous appeler.
Alianci regroupe douze modules dans une interface et une base de données. Le test à faire en démo : un prospect ciblé dans une campagne doit se retrouver dans le CRM, puis sur le devis, sans export ni import entre les deux.
Le ciblage est-il assez fin pour les campagnes de vos clients ?
Vos clients n'ont pas tous le même marché. Un artisan vise une zone, un cabinet vise une taille d'entreprise, un fournisseur vise une activité. La plateforme doit permettre de croiser ces critères. Alianci cible par zone, catégorie d'activité, taille et ancienneté. L'ancienneté est le critère le plus sous-estimé : une entreprise qui vient de se créer n'a pas les mêmes besoins qu'une entreprise installée de longue date, et ne répond pas au même message.
Testez le ciblage sur le secteur réel d'un de vos clients, pas sur l'exemple de la démo. Si la liste sort trop large ou vide, vous savez tout de suite si l'outil convient à votre portefeuille.
Pourquoi l'étalement des campagnes e-mail et SMS compte-t-il ?
Envoyer toute une liste d'un coup, c'est abîmer la réputation du domaine d'envoi de votre client, et lui faire recevoir toutes les réponses le même matin. Étaler une campagne dans le temps protège la délivrabilité et laisse le temps de traiter chaque retour.
Vérifiez que l'étalement se règle campagne par campagne. Demandez aussi comment la plateforme authentifie le domaine d'envoi de chaque client (SPF, DKIM) : c'est ce qui décide si les messages arrivent en boîte de réception ou dans les indésirables.
Que doit offrir le CRM quand ce sont vos clients qui s'en servent ?
Vos clients ne sont pas des commerciaux aguerris. Le CRM doit coller à leur façon de vendre, pas l'inverse. Des pipelines et des colonnes personnalisables permettent de reprendre leurs vraies étapes, avec leurs mots.
Les rappels datés sont la fonction qui fait revenir un client dans l'outil. Sans eux, le CRM devient un carnet d'adresses que plus personne n'ouvre. Vérifiez enfin l'import CSV et XLS : c'est par là que passe le fichier Excel que chaque client a déjà.
Les devis et factures de vos clients seront-ils conformes ?
Si la plateforme produit les devis et factures de vos clients, la conformité devient votre affaire : c'est vous qui avez vendu l'outil. Les factures d'Alianci sont conformes à la norme EN 16931, la norme européenne de la facture électronique.
Vérifiez que chaque compte client émet ses documents à son propre nom, avec ses mentions et sa numérotation. Vérifiez aussi que le devis signé devient une facture sans rien retaper.
Réseaux sociaux : connexions officielles ou contournement ?
Pour gérer les réseaux sociaux de plusieurs clients, il faut connecter leurs comptes. Une connexion non officielle peut couper du jour au lendemain, ou exposer le compte du client. Alianci passe par des connexions officielles aux plateformes.
Demandez ce qui se passe quand un client change de mot de passe ou retire un accès. La publication programmée doit échouer proprement, avec une alerte. Pas en silence.
Facturation par siège et par module : comment calculer avant de signer ?
Le prix affiché en page d'accueil est rarement celui qu'on paie. En agence, deux mécanismes le font grimper : le prix par siège, qui augmente à chaque collaborateur ou client invité, et le prix par module, qui augmente à chaque fonction ajoutée. Faites le calcul sur votre situation dans un an, pas aujourd'hui : taille de l'équipe, nombre de clients équipés, modules dont chacun aura besoin.
Pour l'usage de l'agence elle-même, Alianci facture par compte et non par utilisateur. Tous les modules sont compris dans les trois forfaits : ce qui change entre eux, ce sont les volumes. Pour la revente, demandez la grille propre à cette offre.
Ce qui fait bouger la facture selon le modèle
| Modèle | Une personne de plus | Un module de plus | Ce qui fait varier |
|---|---|---|---|
| Par siège | Le prix augmente | Selon l'éditeur | Nombre de personnes |
| Par module | Selon l'éditeur | Le prix augmente | Nombre de fonctions |
| Par compte, modules compris | Prix inchangé | Prix inchangé | Volumes du forfait |
Pourquoi un prix plafonné compte davantage quand vous revendez ?
Quand vous revendez, vous fixez un prix à votre client. Si votre coût varie en fin de mois selon les envois ou les dépassements, votre marge varie avec, et c'est vous qui encaissez l'écart.
Alianci annonce un prix prépayé et plafonné, sans facture surprise à la fin du mois. Vérifiez ce qui se passe au plafond : envois suspendus, alerte, possibilité de recharger. Un client dont la campagne s'arrête sans prévenir appelle l'agence, pas l'éditeur.
À qui appartiennent les données des clients de l'agence ?
Trois parties sont en jeu : l'éditeur, votre agence, votre client. Le contrat doit dire noir sur blanc à qui appartiennent les données saisies dans chaque compte, et que l'éditeur ne s'en sert que pour faire tourner le service.
Clarifiez aussi votre propre position. Si un client vous quitte, repart-il avec ses contacts, ses historiques, ses factures ? La bonne réponse est oui, et vous avez intérêt à pouvoir le lui garantir avant qu'il le demande.
L'export est-il libre, ou faut-il le demander ?
Un export « sur demande », c'est un ticket, un délai, parfois des frais. Un export libre, c'est un bouton, à tout moment. Chez Alianci, les données sont exportables à tout moment sans demande préalable.
Testez-le pendant l'essai : exportez un compte complet et ouvrez le fichier. Les contacts ne suffisent pas. Les historiques d'échanges, les étapes du pipeline et les factures doivent suivre, dans un format qu'un autre outil sait relire.
RGPD et hébergement européen : quoi faire valoir auprès de vos clients ?
Vos clients vous poseront la question, souvent au moment de signer. En revendant l'outil, vous devenez leur interlocuteur sur la protection des données, même si vous n'hébergez rien. Ayez la réponse prête : où sont hébergées les données, qui y accède, quel contrat encadre le traitement. Les données d'Alianci sont hébergées dans l'Union européenne, et la plateforme est française.
Côté campagnes, rappelez à vos clients que chaque e-mail et chaque SMS de prospection doit offrir un moyen simple de se désinscrire. Une désinscription doit ensuite être respectée dans toutes les campagnes suivantes.
Données hébergées dans l'UE
Les données restent dans l'Union européenne. C'est la première question d'un client attentif à ses obligations.
Export sans condition
Les données s'exportent à tout moment, sans demande préalable. Le client sait qu'il n'est pas captif.
Factures à la norme
Les factures sont conformes à la norme EN 16931. Le client n'a pas à se demander si ses documents tiennent.
Si vous partez, comment se passe la sortie ?
Un jour, vous changerez peut-être d'outil : rachat de l'éditeur, offre qui évolue, client qui exige autre chose. La question n'est pas de savoir si vous partirez, mais ce que ça vous coûtera ce jour-là.
Alianci laisse la sortie libre et accompagne la sortie sur demande. Faites préciser ce que couvre cet accompagnement pour une agence qui gère plusieurs comptes clients. Et le sous-domaine est enregistré à votre nom : il doit rester à vous.
Combien de temps faut-il pour démarrer ?
Chez Alianci, le compte est prêt immédiatement, avec un modèle de démarrage adapté au secteur. Comptez une demi-journée pour importer les données et brancher les comptes. La mise en route se fait en autonomie dans les trois forfaits.
Le point qui rassure en agence : un import qui ne donne pas le résultat attendu s'annule en entier. Vous ne laissez personne avec la moitié de ses contacts en double et l'autre moitié manquante.
Comment tout vérifier avant de signer ?
Une démo de trente minutes suffit pour voir l'interface et poser les questions de ce guide. Elle ne suffit pas pour tester.
L'essai de 14 jours sert à ça. Faites-y ce que vous ferez avec un vrai client, sur ses vraies données.
Six tests à mener pendant l'essai
- Importez le fichier Excel réel d'un client, puis annulez l'import pour voir ce qui reste.
- Lancez un ciblage sur son secteur et sa zone, et regardez si la liste tient.
- Programmez une campagne étalée vers une adresse et un numéro de test.
- Faites passer un prospect du CRM au devis, puis à la facture, sans rien retaper.
- Exportez le compte complet et ouvrez le fichier dans un tableur.
- Demandez par écrit les conditions de marque blanche : éléments renommés, frais éventuels, sous-domaine, sortie.
Comment fixer votre prix de revente ?
Sans commission, le calcul est simple sur le papier : votre prix moins ce que vous payez à l'éditeur. En pratique, il manque souvent une ligne, celle de votre temps. Mise en route du client, import de ses fichiers, réglage des campagnes, réponses à ses questions : tout cela se facture, ou se perd.
Séparez donc deux choses dans votre offre : un abonnement pour l'accès à l'outil, et une prestation pour la mise en route et le suivi. Le client comprend ce qu'il paie, et vous ne travaillez pas gratuitement chaque fois qu'il ajoute une campagne.
Fixez ce prix après l'essai, pas avant. Les tests menés sur un vrai fichier vous disent combien de temps prend réellement une mise en route chez vos clients.
Par quel client commencer ?
Ne lancez pas l'offre auprès de tout votre portefeuille d'un coup. Choisissez un client qui a un besoin clair, un fichier de contacts existant et l'envie d'essayer. Celui qui prospecte déjà, mais mal outillé, est le meilleur candidat.
Ce premier compte vous sert de répétition. Vous y verrez ce qui coince : un import mal formaté, un ciblage trop large, une question que votre équipe ne sait pas encore traiter. Mieux vaut le découvrir avec un client indulgent qu'avec dix.
Notez chaque question posée par ce premier client. Elles forment la base de votre documentation, et la plupart reviendront chez les suivants.
Que mettre dans votre propre contrat avec vos clients ?
Le contrat de l'éditeur vous lie à lui. Il ne lie pas votre client. C'est à vous de rédiger ce que vous lui promettez, et de ne promettre que ce que l'éditeur vous garantit.
Reprenez les points vérifiés plus haut : à qui appartiennent ses données, comment il les récupère, où elles sont hébergées, ce qui se passe s'il part. Ajoutez ce qui vous est propre : ce que comprend votre prestation, vos délais de réponse, et ce qui arrive si vous changez vous-même de plateforme.
Comment savoir si la revente fonctionne ?
Un client qui paie mais ne se connecte plus partira au renouvellement. Regardez donc l'usage, pas seulement la facturation : connexions, campagnes lancées, rappels traités, devis émis depuis l'outil.
Un compte où rien ne bouge depuis plusieurs semaines appelle un échange, pas une relance de paiement. Souvent, le client bloque sur une étape simple que personne ne lui a montrée. La reprendre avec lui suffit en général à relancer l'usage.