Comment construit-on une tournée depuis la carte ?
Vous partez de la carte, pas d'un fichier. Vous dessinez ou choisissez la zone à travailler, vous ajoutez vos critères, et les établissements correspondants apparaissent avec leur adresse. Vous voyez immédiatement où la densité est suffisante pour une journée entière et où il faudra regrouper deux villes.
Ensuite vous cochez les adresses à visiter et vous demandez l'itinéraire. La plateforme propose un ordre de passage à la journée ou à la semaine. À la semaine, vous découpez une zone large en tournées cohérentes au lieu de faire trois fois le même axe routier.
Une tournée n'est pas une liste d'adresses : c'est un ordre de passage. Le commercial garde la main sur cet ordre. S'il sait qu'un artisan n'est jamais là avant onze heures ou qu'un commerce ferme entre midi et quatorze heures, il déplace l'arrêt et le reste de la tournée se recalcule.
Les prospects déjà présents dans votre CRM se placent sur la même carte. Une tournée peut donc mélanger des adresses nouvelles et des relances de visites anciennes, ce qui évite de rouler quarante minutes pour un seul rendez-vous.
L'enchaînement, dans l'ordre
- Choisir la zone à travailler sur la carte.
- Filtrer par catégorie d'activité, taille et ancienneté pour ne garder que les établissements qui vous intéressent.
- Sélectionner les adresses retenues, y compris des prospects déjà au CRM à relancer.
- Générer l'itinéraire à la journée ou à la semaine.
- Réordonner à la main les arrêts soumis à des horaires d'ouverture.
- Partir avec la tournée sur le téléphone et saisir chaque visite sur place.
Comment filtre-t-on les prospects avant de tracer la tournée ?
Le ciblage se fait par zone, catégorie d'activité, taille et ancienneté. Ce sont les quatre critères qui décident de la qualité d'une tournée. Une zone sans filtre d'activité, c'est une journée à sonner chez des gens qui n'ont aucun besoin de ce que vous vendez.
L'ancienneté est le critère le plus sous-utilisé. Selon ce que vous vendez, les établissements récents et les établissements installés depuis longtemps ne s'abordent pas du tout de la même façon : les premiers achètent pour se lancer, les seconds pour remplacer. Séparer les deux dans deux tournées différentes évite de changer de discours toutes les vingt minutes.
La taille sert surtout à trier qui décide sur place. Sur les très petites structures, la personne en face signe. Au-delà, la visite sert à obtenir un nom et un rendez-vous, pas une signature, et le compte-rendu doit le dire clairement pour que la relance soit juste.
Vous pouvez aussi partir de vos propres données : un import CSV ou XLS pose votre fichier dans le CRM, et ces prospects se placent sur la carte comme les autres. Si l'import ne donne pas le résultat attendu, il s'annule en entier — vous ne passez pas la soirée à supprimer des lignes une par une.
Que saisit le commercial sur son téléphone pendant la visite ?
Le minimum utile, et rien de plus : qui a été rencontré, ce qui a été dit, l'étape suivante et sa date. La fiche de visite est faite pour être remplie debout, sur le trottoir, entre deux arrêts, pas le soir à l'hôtel.
Trois champs comptent vraiment. Le résultat de la visite, qui fait avancer la carte du prospect dans le pipeline. La note libre, où l'on écrit ce qu'on n'aurait jamais retenu : le nom du responsable, le jour où il est présent, le contrat en cours et sa date d'échéance. Et le rappel daté, qui est la seule chose qui garantit qu'on reviendra.
La prise de rendez-vous se fait aussi depuis le téléphone, devant le prospect. C'est le bon moment : c'est le seul instant où la personne est en face de vous et où elle regarde son agenda.
Ce qui n'est pas noté sur place n'est jamais noté. Une tournée de dix visites dont les comptes-rendus sont rédigés de mémoire à vingt heures produit huit lignes vides et deux souvenirs approximatifs.
Ce qui n'est pas noté sur place n'est jamais noté.
Comment le compte-rendu remonte dans le CRM sans double saisie ?
Il ne remonte pas : il y est déjà. Le compte-rendu s'écrit directement dans la fiche du prospect, qui est l'objet du CRM. Il n'y a pas d'application terrain d'un côté et de base commerciale de l'autre, donc pas de synchronisation à surveiller ni de fichier à réimporter.
Concrètement, quand le commercial valide sa visite, la carte du prospect change de colonne dans le pipeline, le rappel apparaît dans les tâches datées, et l'historique s'allonge d'une ligne horodatée. Le responsable voit la tournée avancer sans appeler pour demander où ça en est.
C'est là que se joue le temps administratif. Une équipe qui saisit sur place n'a plus de rattrapage du vendredi soir ; il reste de la validation et des décisions. C'est exactement ce que décrit la phrase que nous répétons : vingt heures par semaine en administratif commercial, trois heures de validation, le reste tourne seul.
Dernier point, qui compte quand on met plusieurs personnes sur la route : le prix est par compte, pas par utilisateur. Le commercial qui part en tournée ne coûte pas un siège de plus.
Le prix est par compte, pas par utilisateur.
Visite, devis, facture : le même outil jusqu'au bout
Une visite qui se passe bien finit par un devis. Vous le créez depuis la fiche du prospect : les coordonnées sont déjà là, il n'y a pas de nouveau client à saisir. Le devis part le jour de la visite, pas trois jours plus tard quand l'élan est retombé.
Accepté, le devis devient une facture dans le même module. Les factures sont conformes à la norme EN 16931 et la plateforme dispose des connexions officielles aux plateformes de facturation. Vous ne changez pas d'outil, et vous ne ressaisissez pas des lignes déjà écrites.
Le reste du cycle suit sur la même base : les relances par e-mail et SMS étalées dans le temps pour les prospects visités mais pas encore décidés, le SAV pour ceux qui ont signé, le pilotage pour savoir quelles zones et quelles activités rapportent réellement. Douze modules, une interface, une base de données.
Au passage, cela répond à une question de coût qu'on se pose rarement au bon moment : une pile d'outils séparés se paie plusieurs fois. Notre comparatif place une stack classique à 476 € HT par mois contre 297 € HT avec Alianci, soit 179 € HT économisés chaque mois.
À quoi ressemble une journée de tournée, chiffres en main
Voici une journée type telle qu'on peut la poser sur le papier. Les volumes ci-dessous sont une hypothèse de travail, à recalculer avec vos propres chiffres : votre secteur, votre densité d'établissements et votre durée de visite ne sont pas les nôtres. Ce que montre le tableau, ce n'est pas une performance, c'est l'endroit où le temps passe.
Une journée de tournée, poste par poste
| Moment | Ce qui se passe | Ce qui est saisi |
|---|---|---|
| La veille | Zone et filtres d'activité choisis sur la carte, itinéraire généré | Liste d'arrêts ordonnée |
| Départ | Trajet vers le premier arrêt, tournée affichée sur le téléphone | Rien |
| Chaque visite | Entretien, puis compte-rendu debout avant de remonter en voiture | Résultat, note libre, rappel daté |
| Refus ou absence | Arrêt marqué, motif noté, passage à l'adresse suivante | Motif et date de repassage |
| Visite qui aboutit | Devis créé depuis la fiche et envoyé dans la journée | Devis rattaché au prospect |
| Fin de journée | Aucune ressaisie : le pipeline est déjà à jour | Validation seulement |
| Jours suivants | Relances e-mail et SMS étalées sur les prospects tièdes | Séquence programmée |
| À la signature | Devis transformé en facture conforme EN 16931 | Facture |
Le seul chiffre qui compte vraiment dans ce tableau est celui de la dernière ligne du soir. Une organisation où la saisie se fait sur place supprime le poste « rattrapage administratif », qui est précisément celui que personne ne planifie et que tout le monde subit.
Si vous voulez mesurer l'écart chez vous, comptez pendant une semaine deux choses seulement : le nombre de comptes-rendus réellement écrits par rapport au nombre de visites faites, et le délai moyen entre une visite positive et l'envoi du devis. Ces deux nombres disent tout de la qualité d'une prospection terrain.
Ce qui fait rater une tournée
Les erreurs qu'on voit le plus souvent
- Tracer une tournée sans filtre d'activité : la journée est remplie, mais d'adresses inutiles.
- Ignorer les horaires d'ouverture réels, et découvrir trois rideaux baissés dans le même quart d'heure.
- Prévoir trop d'arrêts pour la durée de visite que le métier impose vraiment.
- Ne pas noter le motif d'un refusla même adresse ressort dans six mois comme une nouveauté.
- Repartir sans date de rappel, ce qui transforme une bonne visite en visite perdue.
- Laisser les comptes-rendus pour le soir.
- Garder le fichier de prospection dans un tableur à côté du CRM : au bout d'un mois, les deux se contredisent.